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Zoom sur les nouveaux radars de covoiturage

Nombre d’entre vous se demandent sans doute : quoi ? Un radar de covoiturage ? Mais qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ? Cela n’a pourtant rien d’une (mauvaise) blague : de nouveaux radars sont actuellement en phase d’expérimentation dans plusieurs villes de France. Leur mission ? Détecter les fraudes des automobilistes sur les voies réservées au covoiturage.

Radar de covoiturage : en quoi consiste le dispositif ?

Si de nombreux automobilistes n’en ont encore jamais entendu parler, les radars de covoiturage ne sont pas si nouveaux que cela. Pensé depuis 2020, c’est sur l’autoroute A48 que l’on retrouve un premier dispositif de ce type à proximité de Grenoble (IsĂšre). L’installation de ce nouveau radar fait alors suite à la création, sur l’autoroute, d’une voie de 8 kilomĂštres réservée aux voitures faisant du covoiturage.  

Comment fonctionne la voie dédiée au covoiturage ?

L’objectif de la voie spéciale covoiturage est de désengorger le trafic routier, et d’encourager l’utilisation des modes de transport plus « écologiques Â» comme l’autopartage. Son principe de fonctionnement est simple : pendant les heures de pointe, la voie de gauche de l’autoroute devient une voie exclusivement réservée aux « covoitureurs Â» ; pour avertir les automobilistes, la voie est alors délimitée par un panneau lumineux (un losange blanc sur fond noir).

Durant cette période, seules les voitures qui font du covoiturage, les taxis et les véhicules à trĂšs faible émission (dotés de la vignette Crit’Air 0) peuvent emprunter la voie spéciale. Le reste de la journée, la voie est utilisée normalement par les automobilistes.

Le radar comme solution de contrĂŽle

Mais un problĂšme se pose : comment vérifier que les voitures situées sur la voie font bien du covoiturage ? Pour ne pas trop compliquer la chose, le gouvernement a décidé que tous les véhicules possédant à bord au moins deux occupants doivent ĂȘtre considérés comme des voitures de covoiturage (et peuvent donc circuler sur la voie spéciale). C’est ici que les radars interviennent : ces dispositifs ont la mission de contrĂŽler le nombre de personnes présentes dans les voitures situées sur la voie de covoiturage ; et, bien sĂ»r, de sanctionner les automobilistes en cas de fraude.

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Comment fonctionnent les nouveaux radars de covoiturage ?

Les radars de covoiturage sont capables de détecter la présence d’une personne (ou d’un objet) via des caméras thermiques. Equipées de capteurs, ces caméras détectent le rayonnement infrarouge émis par la personne ; elles peuvent ainsi déterminer le nombre d’occupants présents dans l’habitacle. Lorsque le radar perçoit une fraude (soit quand une voiture avec un seul occupant à bord circule sur une voie de covoiturage), il peut alors flasher la plaque d’immatriculation de la voiture. Si l’infraction est vérifiée, l’automobiliste s’expose à une amende de 135 euros.

Attention toutefois : le systĂšme de flash automatique du véhicule n’a pas encore été expérimenté en situation réelle.

Radars de covoiturage : oĂč sont-ils installés ?

Plusieurs radars de covoiturage sont aujourd’hui installés sur les routes françaises. On en compte notamment à Lyon, Grenoble et Paris. Pour la plupart, il s’agit encore de dispositifs en phase de test, qui ne donnent pas lieu à des sanctions. Dans l’agglomération de Lyon, toutefois, le dispositif n’est plus uniquement « pédagogique Â» : les automobilistes qui circulent sur la voie de covoiturage sans y ĂȘtre autorisés sont d’ores et déjà verbalisés. Pour l’instant, les PV sont dressés aprĂšs interpellation des forces de l’ordre. Mais des contrĂŽles automatiques avec sanction ne sont pas à exclure prochainement, la loi LOM (Orientation des Mobilités) autorisant désormais l’utilisation à cet effet des dispositifs fixes/mobiles de contrĂŽle automatisé.

18 Commentaires

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Nick

Comme par hasard autour des villes aux mains des écolos.. Les habitants qui les ont élus n ont qu'à s en prendre qu'à eux mĂȘmes. Surtout qu'à Lyon, la voie coivoiturage n'a que le but de créer des embouteillages.
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gaudfrin

Exact. Mais il suffit d'un gros ballon d'anniversaire gonflé à l'air chaud épinglé au plafond et c'est fini...
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delo

tous le monde ne se promene pas avec un gonfleur a air chaud
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Jack

idem à Nantes : 2 km de voies de covoiturages qui ont couté 300 000 euros ! (un peu de peinture au sol et quelques pavés) pour gagner 3 minutes sur son trajet ... C'est bien plus intelligent de mettre en place "à titre d'expérimentation" ... ça veut dire qu'aucun

idem à Nantes : 2 km de voies de covoiturages qui ont couté 300 000 euros ! (un peu de peinture au sol et quelques pavés) pour gagner 3 minutes sur son trajet ... C'est bien plus intelligent de mettre en place "à titre d'expérimentation" ... ça veut dire qu'aucun contrĂŽle du nombre de voiture avec deux personnes n'a été fait.... plutĂŽt que de faire 2 voies distinctes pour les destinations différentes. Encore un écolo qui a trop tiré sur la fumette !

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