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Le trajet entre le domicile et le lieu habituel dâexeÌcution du travail est encadreÌ par la loi. Si le trajet habituel nâest pas consideÌreÌ comme du temps de travail, dâautres cas peuvent faire lâobjet dâune contrepartie sous certaines conditions. A quelles obligations sâexpose lâentreprise ? Quâest-ce que le plan mobiliteÌ dâentreprise ? Quelle est la loi concernant les frais de transport en commun ? Faisons le point !
Les obligations de lâemployeur
Chaque jour, pour vous rendre sur votre lieu de travail, vous effectuez le mĂȘme trajet que ce soit en voiture ou en transports en commun. Quelle que soit sa dureÌe, votre trajet quotidien nâest pas consideÌreÌ par la loi comme un temps de travail effectif. En revanche, certaines professions peuvent requeÌrir un deÌpassement de ce temps par exemple en cas de changement de lieu de travail exceptionnel ou pour une courte dureÌe. Dans ce cas, une contrepartie peut se faire :
- Sous une forme financiĂšre,
- Sous la forme de repos octroyeÌ.
Cette contrepartie et sa forme peuvent ĂȘtre deÌtermineÌes :
- Par convention,
- Par accord dâentreprise,
- Par accord de branche,
- Ou en lâabsence des 3 points preÌceÌdents, par lâemployeur et les repreÌsentants du personnel.
Dans le cas dâun employeÌ en situation de handicap, lâentreprise est tenue aÌ une obligation dâaccessibiliteÌ, le plus souvent aÌ travers des eÌquipements tels que les places de parking reÌserveÌes aux personnes handicapeÌes ainsi quâun accĂšs faciliteÌ aux ascenseurs depuis cette zone.
Le plan mobiliteÌ dâentreprise, la nouveauteÌ 2018
Depuis le 1er janvier 2018, toute entreprise de plus de 100 salarieÌs sur un seul site est tenue de publier un plan de mobiliteÌ dâentreprise afin :
- DâameÌliorer la mobiliteÌ des salarieÌs,
- Dâencourager lâutilisation des transports en commun,
- De favoriser le recours au covoiturage.
Outre les avantages pour le salarieÌ, lâentreprise en retire une meilleure marque employeur, une politique RSE accrue et une baisse du stress et de lâabsenteÌisme.
Pour accompagner les salarieÌs dans leur probleÌmatique de trajet quotidien, certaines entreprises vont plus loin avec quelques initiatives :
- Le remboursement des transports publics au-delaÌ des 50% imposeÌs par la loi.
- La prime de transport: dâun montant de 200âŹ, elle compense les frais de trajet en voiture sous certaines conditions ; lieu de travail hors de la reÌgion Ile-de-France ou dâun peÌrimĂštre de transports urbains, obligation dâutiliser un veÌhicule personnel en raison des horaires de travail, etc.
- Le remboursement des frais de carburant: lâentreprise peut choisir de prendre en charge tout ou partie des frais de carburant ou dâalimentation du veÌhicule eÌlectrique. Pour ĂȘtre assimileÌs aÌ des frais professionnels, ils doivent ĂȘtre lieÌs aÌ lâutilisation du veÌhicule par le salarieÌ pour se rendre sur son lieu de travail. Dâautres conditions peuvent ĂȘtre fixeÌes par accord dâentreprise ou deÌcision unilateÌrale. LâindemniteÌ sera alors kilomeÌtrique et calculeÌe selon un barĂšme de frais professionnels (publieÌ par lâadministration fiscale).
- La navette dâentreprise mise en place dans le cadre dâune aide peÌcuniaire des collectiviteÌs locales ou dâune assistance technique de leur part.
- Le covoiturage: outre les eÌconomies reÌaliseÌes par les salarieÌs, ce dispositif deÌveloppe le lien social, contribue aÌ deÌsengorger les axes routiers et aÌ diminuer la pollution. Aussi dit « court-voiturage », il peut ĂȘtre accompagneÌ par lâentreprise aÌ travers une plateforme ou une application (type intranet) qui facilite la mise en relation des salarieÌs.
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