En ce deĢbut dāanneĢe, lāInstitut National de la Statistique et des EĢtudes EĢconomiques (INSEE) a publieĢ un rapport concernant les modes de transport utiliseĢs pour se rendre aĢ son lieu de travail. Alors que les efforts contre le deĢrĆØglement climatique ont donneĢ lieu aĢ de nombreuses campagnes pour inciter ceux qui le peuvent aĢ favoriser des modes de transport Ā« doux Ā» ou peu polluants, cette eĢtude nous permet de faire le point sur la situation actuelle.
Sans trop de suspens, la voiture reste le mode de transport trĆØs largement majoritaire pour les deĢplacements entre le domicile et le lieu de travail et ce, Ā« mĆŖme pour de courtes distances Ā».
LāeĢtude a eĢteĢ meneĢe auprĆØs de personnes actives en emploi travaillant aĢ moins de 150 kilomĆØtres de chez eux, ce qui repreĢsente 24,6 millions de personnes. Pour lāanneĢe 2017, parmi les reĢpondants :
Il sāagit donc dāune majoriteĢ eĢcrasante de travailleurs preĢfeĢrant la voiture pour se rendre au travail.
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Le nombre de personnes utilisant les transports en commun reste plutĆ“t stable avec 17,2 % dans la tranche des 2 aĢ 3 km de distance et 21,1 % dans la tranche supeĢrieure aĢ 50 km de distance.
En revanche, la courbe du nombre de personnes se deĢplaƧant aĢ pied ou en veĢlo (on parle de Ā« modes doux Ā») suit une tendance opposeĢe aĢ celle des automobilistes sur les premiĆØres tranches. Dans la tranche concernant ceux qui travaillent aĢ moins dāun kilomĆØtre de chez eux, il y a presque tout de mĆŖme plus dāautomobilistes (48,8 %) que de personnes favorisant des modes de deĢplacement Ā« doux Ā» (43,4 %).
DāaprĆØs lāINSEE, le nombre eĢleveĢ dāautomobilistes pour une distance aussi courte Ā« peut ĆŖtre lieĢ aĢ des critĆØres divers, comme la succession dāactiviteĢs diffeĢrentes lors dāun mĆŖme trajet (par exemple, accompagner des enfants aĢ lāeĢcole avant de se rendre aĢ son lieu de travail), des raisons de santeĢ ou tout simplement par choix ou habitude. Ā»
DĆØs la tranche des 5 aĢ 6 km de distance ou plus, la barre des travailleurs se deĢplaƧant aĢ pied ou en veĢlo ne deĢpasse plus les 5 %.
Si le nombre de travailleurs se rendant au travail aĢ veĢlo a augmenteĢ de 0,9 point entre 2015 et 2020, cela reste minime face aux 74 % dāautomobilistes. Cela dit, lāeĢtude deĢmontre que dans les grandes villes où le nombre dāactifs travaillant aĢ moins de 5 km de chez eux est plus important, le nombre de personnes se rendant au travail aĢ pied ou en veĢlo est beaucoup plus eĢleveĢ quāailleurs.
A Grenoble et aĢ Strasbourg par exemple, 17 % des personnes actives en emploi vont au travail aĢ veĢlo. Parmi les diffeĢrents facteurs qui peuvent expliquer ce chiffre, il y a Ā« la morphologie des villes, quāil sāagisse de leur eĢtendue ou de leur relief Ā» mais aussi la qualiteĢ des infrastructures mises en place par la ville.
MalgreĢ les mesures gouvernementales pour reĢduire la pollution de lāair et une certaine tendance meĢdiatique, les chiffres ne teĢmoignent dāaucune veĢritable eĢvolution dans le choix du mode de transport des actifs en emploi. Tant que des actions concrĆØtes ne sont pas mises en place pour faciliter lāusage des transports en commun et des modes de deĢplacement Ā« doux Ā», les travailleurs semblent preĢfeĢrer le confort et la liberteĢ de la voiture.
NāheĢsitez pas aĢ consulter le rapport de lāINSEE pour plus de deĢtails.
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