Bientôt, un dispositif intégré pour limiter automatiquement la vitesse dans toutes nos voitures ? Ce nouveau dispositif sera mis en place en juillet 2022 sur les nouvelles voitures mises sur le marché et en 2024 pour toutes les voitures neuves vendues. Il s’agit du projet porté par la Commission européenne. En effet, elle a voté en juin 2021 le premier jet de cette réforme décidée en 2019. Le principal argument avancé est de réduire le nombre de morts au volant : il serait question de réduire entre 20% et 30% de morts liés aux excès de vitesse.
Alors que 60% des conducteurs estiment que ce type de dispositifs va à l’encontre du plaisir de conduire*, les associations et les constructeurs évoquent aussi plus de confort dans la conduite, avec le rêve de ne plus avoir les yeux rivés sur l’aiguille du compteur… Mais comment fonctionnent ces limiteurs de vitesse obligatoires ? À quoi doit-on s’attendre ? Coyote fait le point avec vous !
Les voitures commercialisées à partir de juillet 2022 pourront donc comporter ces dispositifs automatiques de limitation de la vitesse qui ne deviendraient obligatoires qu’à partir de juillet 2024.
Pas de crainte pour les automobilistes ayant acheté leur voiture avant l’application de cette loi. En effet, les véhicules commercialisés avant la date butoir n’auront pas pour obligation d’être équipés de ces dispositifs, aussi appelés « Adaptation Intelligente de la Vitesse » (AIV).
Cette limitation automatique de la vitesse du véhicule repose sur l’utilisation de deux nouvelles technologies. Premièrement, les caméras de lecture de panneaux de limitation de vitesse car le système automatisé utiliserait les informations captées par celles-ci pour détecter un dépassement de la vitesse autorisée. Deuxièmement, l’utilisation du système GPS du véhicule, pour calculer un excès de vitesse en fonction de la zone où vous vous trouvez : à plus de 130km/h sur l’autoroute, ou 50 km/h en ville par exemple ! Enfin, les données d’utilisation seraient collectées et anonymisées par les limiteurs de vitesse automatiques à des fins statistiques.
A noter : le limiteur de vitesse sera activé par défaut à chaque démarrage, mais il pourra être désactivé par le conducteur à chaque fois.
Dans tous les cas, il n’y aura pas de sanction automatique ! Par conséquent, les PV automatisés ne sont pas à craindre. Bien sûr, pour ce qui est des façons d’alerter le conducteur d’un excès de vitesse, tout dépendra du constructeur et du modèle de la voiture. Dans tous les cas, le limiteur de vitesse automatique ne ferait qu’alerter, et malgré tout, l’automobiliste garde sa liberté de conduite.
La Commission Européenne propose plusieurs « feedbacks » pour avertir l’automobiliste. Dans un premier temps, il y aurait un durcissement de la pédale d’accélérateur, qui commencerait à remonter doucement, vous forçant à ré-appuyer pour continuer à accélérer. Il pourrait également y avoir un système d’alerte sonore, de flashs, ou bien de vibrations dans le volant ou le fauteuil pour vous avertir.
Enfin, certains constructeurs envisagent de proposer un système d’autorégulation. Il s’agit d’un régulateur de vitesse qui se déclencherait tout seul.
Les automobilistes comme les associations ont fait part de leurs craintes. En effet, 75% craignent une défaillance technique en plus d’une potentielle hausse des prix des voitures neuves*.
La première crainte est bien sûr liée à l’aspect « boîte noire » du limiteur automatique – ce qu’il n’est pas ! En effet, constructeurs comme assureurs affirment que les données collectées ne seront pas utilisées en cas d’accident ! Mais malgré le caractère anonyme de ces données, beaucoup redoutent les risques pour la vie privée, ou le détournement de celles-ci par des hackers. En cas d’accident, ou auprès des assurances, certains redoutent des malus pour les conducteurs ayant ignoré plusieurs fois les avertissements du limiteur automatique, ou bien qui le désactiveraient à chaque démarrage.
La deuxième crainte est causée par les défauts de la technologie de reconnaissance utilisée par les caméras de lecture des limitations de vitesse. Sur une route en travaux, ces caméras pourraient induire en erreur les limiteurs automatiques, en les reconnaissant mal. De manière générale, les collectivités réduisent parfois les investissements en matière de signalisation, si bien que certains doutent de l’efficacité des caméras lorsqu’il n’y a pas de panneaux, ou trop peu, notamment sur les départementales. Enfin, en plus d’un bug, d’une panne ou d’une erreur de calibrage, certaines associations craignent, avec les régulateurs automatiques, qu’un freinage trop brutal puisse se produire, entraînant des à-coups ou dégâts.
La troisième crainte est due à l’évolution permanente des limitations de vitesse. A noter, les mises à jour des GPS constructeurs n’en tiennent pas forcément compte. Ces limitations changent parfois sur des tronçons très courts du réseau et diffèrent aussi d’un département à l’autre : ce qui explique pourquoi 79% des Français hésitent entre 80km/h et 90km/h sur les départementales. ** Pour pallier ce problème, le réseau Coyote permet d’être toujours à jour sur les limitations de vitesse !
Pour avoir plus d’informations lors d’un accident, le Parlement Européen avait déjà voté l’obligation d’être équipé d’une boîte noire. Coyote fait le point sur l’arrivée de ces autres boites noires dans nos voitures pour mai 2022.
Enfin, pour rouler en sécurité et garder vos points, optez pour l’APP Coyote sans engagement. Grâce à la mise à jour constante des limitations de vitesse, des zones de danger, des radars et l’affichage permanent de votre vitesse et de celle autorisée, vous ne serez plus surpris sur la route.
*Source : étude Allianz sur l’usage et l’attitude vis-à-vis des ADAS (Juin 2021)
**Source : étude Viavoice pour Coyote (5 juin 2021)
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