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Vers la fin des moteurs thermiques ? Chapitre 2

Initialement programmée pour 2035, la fin des moteurs thermiques en Europe a été remise en question à la derniĂšre minute le 10 mars dernier. À la surprise générale, l’Allemagne et trois autres Etats membres s’étaient opposés à la validation du texte de loi. AprĂšs un bras de fer de plus d’un mois, un accord a enfin été trouvé entre les Etats favorables au texte et ses opposants. Explications. 

Loi sur les moteurs thermiques : que s’est-il passé ?

Tout semblait parfaitement ficelé. Le 14 février 2023, aprĂšs plusieurs mois de négociations, le Parlement européen et les Etats membres de l’UE avaient validé la loi concernant l’interdiction des ventes de voitures thermiques à compter de 2035. Pour ĂȘtre définitivement adopté, le texte n’avait plus qu’à passer l’étape du conseil de l’Union Européenne. Pour beaucoup, il s’agissait d’une simple formalité.

Le 10 mars, rien ne s’est finalement déroulé comme prévu. Alors que, jusque-là, seules l’Italie, la Pologne et la Bulgarie s’opposaient au vote, l’Allemagne a créé la surprise en prenant la tĂȘte de l’opposition. Sa volonté de revenir sur les modalités concernant la fin des moteurs thermiques avait alors empĂȘché la loi de passer en l’état.

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L’interdiction de vendre des voitures thermiques est-elle repoussée ?

AprĂšs un mois de fronde, un accord a été trouvé entre les Etats membres opposés au texte initial et la Commission Européenne. Finalement, la production des voitures thermiques prendra bien fin en 2035 en Europe. Toutefois, l’UE a accepté la condition de l’Allemagne concernant l’utilisation des carburants synthétiques.  

Quelles sont les conditions du nouvel accord ?

De fait, l’Allemagne avait bloqué le projet de loi non pas pour revenir entiĂšrement sur l’interdiction en elle-mĂȘme, mais pour faire accepter quelques aménagements qu’elle considérait comme essentiels. Parmi ces conditions figurait la possibilité d’utiliser des carburants de synthĂšse pour alimenter les moteurs thermiques (diesel et essence), au-delà de 2035. La Commission européenne a récemment accepté cette requĂȘte, qui devrait ĂȘtre intégrée au nouveau texte de loi. Toutefois, rien n’est encore définitivement acté à ce jour, car les conditions d’utilisation des carburants synthétiques (aussi nommés e-fuel) doivent encore ĂȘtre négociées.

Voitures thermiques : que dit la nouvelle loi quant à leur utilisation ?

Comme prévu avant le vote surprise de l’Allemagne, la loi va bien interdire la vente des voitures thermiques en 2035. Pour l’instant toutefois, l’interdiction ne concernerait que les voitures utilisant des carburants traditionnels. Les voitures fonctionnant avec des carburants de synthĂšse (produits à partir d’une synthĂšse de carbone et d’hydrogĂšne vert, et fabriqués avec de l’électricité bas carbone pour produire du méthanol), pourtant toujours trĂšs controversés, devraient pouvoir encore ĂȘtre produites et vendues. Cependant, en raison de leur coĂ»t de production trĂšs élevé, les carburants synthétiques ne seront probablement utilisés que pour une petite quantité de voitures de luxe.  

La fin des moteurs thermiques semble donc inévitable. D’ailleurs, la plupart des constructeurs européens ont déjà fortement investi dans la production de voitures électriques. Audi, par exemple, a affirmé que le groupe « achĂšverait la transition des moteurs à combustion vers l’électrique en 2033 Â», soit deux ans avant la date butoir. Renault avait quant à lui récemment indiqué qu’aucune décision prise dans les prochains mois ne pourrait désormais changer la change, l’électrisation étant déjà bien avancée. Retrouvez sur notre blog le prix actuel des voitures électriques sur le marché.

11 Commentaires

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Arzi

L'interdiction des moteurs thermiques inclut-elle les groupes électrogĂšnes ? Ces équipements de secours jouent souvent un rĂŽle de sécurité (dans les centrales nucléaires, par exemple). Inclure un groupe électrogĂšne dans un VE, c'est le munir d'un "prolongateur d'autonomie", ce qui permet d'alléger de moitié ou + la batterie, sans cesser

L'interdiction des moteurs thermiques inclut-elle les groupes électrogĂšnes ? Ces équipements de secours jouent souvent un rĂŽle de sécurité (dans les centrales nucléaires, par exemple). Inclure un groupe électrogĂšne dans un VE, c'est le munir d'un "prolongateur d'autonomie", ce qui permet d'alléger de moitié ou + la batterie, sans cesser d'ĂȘtre conforme au besoin ~45+ semaines /an ! Pour les ~6 ou ~12 jours /an oĂč elle risque de ne pas suffire, le groupe électrogĂšne, (brulant du carburant Bio ou pas), peut faire le job. Son moteur thermique de, par exemple, 14 (ou 19) kWe, soit ~41 (ou ~55) kW thermiques, se passe de carburateur sophistiqué, n'entraine aucune boite de vitesses, et ne consomme que 3,7 (ou 4,6) litre /h. Ses émissions sont nulles 45+ semaines /an... Son bilan carbone est bien meilleur que celui d'un gros SUV (avec batterie 2 ou 3 fois plus lourde) Son prix est divisé par 2, ce qui explique que les grandes marques aient toujours évité de proposer un modĂšle plus "vert", mais... moins rentable !

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